
Le bouc émissaire : anatomie du triangle de Karpman
On cherche presque toujours un coupable avant de se regarder soi-même.
C’est un mécanisme vieux comme l’humain — le psychiatre Stephen Karpman l’a formalisé dès les années 1960 sous le nom de « triangle dramatique » : Victime, Bourreau, Sauveur, trois rôles qui s’alimentent mutuellement et ne se résolvent jamais d’eux-mêmes.
Ce qui change aujourd’hui, c’est l’échelle. Ce mécanisme individuel s’est industrialisé : des acteurs entiers ont désormais intérêt à entretenir la position de victime chez autrui, parce que leur propre légitimité — et parfois leur financement — en dépend.
J’ai construit une infographie pour poser ce mécanisme clairement, en distinguant ce qui est documenté, ce qui relève de l’observation de terrain, et ce qui reste une hypothèse de travail à discuter.
